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Les Festivals culturels du Cameroun

Le Festival Medumba 

Festival des arts et de la culture du Ndé, depuis 1995, ce gigantesque événement culturel acquiert une notoriété grandissante, franchissant allègrement la région, voire les frontières du pays grâce à la magie des Tic.

Le Festival culturel Medumba est organisé par les élites des 13 villages du département du Ndé. Son objectif est de promouvoir la langue traditionnelle Medumba. C’est aussi l’occasion pour le peuple d’exposer les créations de l’artisanat local. Tous les deux ans et au mois de juillet, la ville de Bangangté – chef-lieu du département du Ndé et ses environs vibrent harmonieusement au rythme du Festival des arts et de la culture Medumba. Durant 15 jours, c’est un mélange d’activités récréatives traditionnelles – musique, danses, foires, de conférences, tables rondes, sketches et autres jeux qui plongent les participants dans les méandres de la culture Medumba, leur offrant un agréable et mémorable séjour dans le département du Ndé à l’Ouest-Cameroun. Chaque journée du festival est consacrée à un village. Même si le Festival Medumba peine à s’imposer dans les us et coutumes, il pose néanmoins la problématique de la contribution de la culture dans le développement du Cameroun.


Le Festival du Ngondo : Assemblée traditionnelle des Sawa

Le peuple du littoral camerounais se retrouve chaque année durant la première semaine du mois de décembre.  Son existence est antérieure à l’arrivée en 1843 des premiers missionnaires à Douala.

Son année de création se situerait en 1830, soit 15 ans avant la mort en juillet 1845 de Ngando a Kwa – roi des Akwa à l’époque. A Douala, en effet, l’on accorde à celui-ci l’honneur immortel d’être le « père » du Ngondo.

A l’origine, cette fête était un rassemblement des enfants Sawa pour prendre des mesures de protection contre tout envahisseur. Mais au fil des années, le Ngondo s’est transformé en une grande cérémonie rituelle pour communiquer avec les ancêtres et les Jengu ou génies de l’eau, pour demander leur protection. Le jour de la rencontre avec les ancêtres, les chefs et les notables se rendent sur les rives du Wouri en tenue d’apparat. Le message des ancêtres est recueilli par un plongeur dans un vase sacré, et lu à toute l’assemblée réunie sur la rive du fleuve. Cette cérémonie est également l’occasion d’élire la Miss Ngondo, d’organiser un spectacle de danses traditionnelles et une course de pirogues sur le Wouri. Des historiens enseignent qu’autrefois il y avait à Pongo au Nord-ouest de Douala, un certain Malobè qui commettait toutes sortes d’abus et d’exactions et ses principales victimes étaient les Duala. C’est à cause de ce dernier que les principaux dignitaires des 4 clans Duala, accompagnés de leurs notables s’étaient réunis afin réparer l’offense. Cette assemblée du peuple reçut le nom de Ngondo -du même mot qui désigne en langue Duala le cordon ombilical reliant encore le nouveau-né et sa mère, après la délivrance. Ainsi, le Ngondo devint le symbole de leur unité, la concrétisation d’un front uni appelé à défendre l’honneur du peuple, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger. Le même jour, les Duala délibérèrent pour choisir un Bakoko de Japoma nommé Engômga, comme le vengeur de l’outrage. Les Duala provoquèrent entre lui et le titan de Pongo un duel à coups de poings. Engômga eut raison de Malobè. Il le maîtrisa, l’envoya à fond de cale d’une grande pirogue et le ligota solidement.

RENAISSANCE

Après moult péripéties avec l’administration allemande, le Ngondo renaît officiellement en 1949. Un matin, dès 5 heures, les grands dignitaires suivis de leur état-major et d’une foule imposante d’hommes et de femmes, tous en tenues traditionnelles d’apparat se dirigent vers une plage du Wouri préalablement choisie selon les années et les présages reçus des divinités du fleuve. Auparavant, ils auront parcouru toute la ville à pied, pour rendre un hommage immortel à leurs deux derniers souverains disparus. Ainsi vont-ils se recueillir pieusement et déposer une gerbe de fleurs sur les tombes de Rudolph Duala Manga à Bonanjo, de King Akwa et de Dika Mpondo ma Ngando a Kwa. Tous vont pieds nus, petites toques de fibre de raphia noire sur la tête, pagnes de velours ou de soie chatoyante portés serrés autour des reins, chemise blanche à longues manches recouvrant l’ensellure du pagne, ou petits tricots collant au buste, foulards aux couleurs vives et ondoyantes, tantôt en bandoulière sur l’épaule ou jetés en écharpe sur le cou, et chasse-mouches à la main. Il y en a qui sont torse nu. Le pas lent et majestueux, ils marchent en silence, dans l’ombre encore fantomatique de la nuit qui se meurt, sous un ciel blafard, humide de ces pluies légendaires de la côte camerounaise, de ces pluies qui sont la marque des laides journées de juillet sombres et brumeuses à fendre le cœur. Les femmes portent le kaba ngondo – robe d’une mode typiquement Duala. Longue et très ample, cette robe est en tissu imprimé de toutes teintes, aux motifs d’une infinie variété. Le groupe des femmes s’avance dans le même silence fait de mystère et de ferveur. Leurs pieds sont également nus, un foulard de soie ou de velours noué également, autour des reins, comme dans les jours de deuil  – basasè kwedi. Très peu d’enfants assistent à cette phase qui se veut sublime.

MYSTERES

Parvenu au bord du fleuve, à l’emplacement élu, tout ce monde foule le sable mouillé de la plage et tourne les regards vers les eaux sales, glauques et palpitantes où se trouve la demeure divine des Miengu – génies craints et vénérés de tous. Puis, une voix de stentor s’élève subitement par-dessus la clameur sourde, tandis que les palétuviers touffus en reprennent au loin l’écho, par saccades tardives et émouvantes. Le chef-président parle et demande le silence. Cela annonce le commencement du rituel au son du Ngoso, des Mikeñet des Mbaka. D’abord, c’est un solo immédiatement suivi d’un duo. Puis le chœur enchaîne sur un rythme sourd, compact, majestueux, d’une incomparable richesse d’harmonie et d’une beauté mélodieuse. Dans ce chant, les Duala à l’origine se moquent de Malobè, autrefois leur terreur aux marchés de Pongo. Après quoi vient l’Esa, l’Esa ya mboa – la prière collective aux ancêtres disparus, l’invocation solennelle des Miengu. C’est encore le serment d’allégeance perpétuelle au Ngondo, de fidélité au peuple tout entier ainsi qu’aux nobles idéaux d’union et de paix. Les paroles du serment Duala ont été quelque peu déformées avec le temps et altérations multiples subies par la langue sous l’effet de phénomènes divers. Mais à ce moment de la cérémonie du serment, toute l’assistance entre dans un état de transe trépidante, comme mue et possédé par le Jengu. On se trémousse, on trottine sur place, tout cadencé par le son des Mikeñ et Mbaka.

L’IMMERSION

Par cette prière collective, le Ngondo implore les Miengu afin qu’ils protègent et gardent son peuple bien-aimé, qu’ils le couvrent de toutes les bénédictions, qu’ils le comblent de toutes les vertus de la terre : force, sagesse, intelligence, richesse, qu’ils lui apportent la prospérité en tout, une plus grande fécondité des femmes, des parties de pêche fructueuses, de bonnes récoltes, l’union de tous dans la fraternité et l’amour du prochain, la paix dans les foyers et sur l’ensemble du pays. Du même coup, les Miengu conjurent et éloignent du peuple tous les maux d’ici bas : la mort, le deuil, la stérilité des mères de famille, la pauvreté et la misère, la haine et la désunion. Mais dans tout ce rituel du Ngondo, la minute la plus pathétique et qui accroche le plus l’attention, c’est celle de la cérémonie d’immersion du vase sacré dans les profondeurs du Wouri – autre demeure mystique des génies peuplant le fleuve, les Miengu. Un initié plonge jusqu’au fond des eaux, tenant dans ses mains un vase noir en terre cuite, assez volumineux. Il y séjourne pendant un laps de temps relativement long, environ une demi-heure. Lorsqu’il revient à la surface, on peut le voir sans la moindre goutte d’eau sur le corps ni sur ses vêtements. Le vase est totalement sec mais avec, à son fond, un dingômbô – un crabe d’un brun très foncé, à la carapace particulièrement dure et aux pinces plus crochues, plus acérées et plus agressives que chez le crabe ordinaire. Mais le dingômbô figure surtout la fécondité, celle des mères de famille, du sol, des parties de pêche sur le Wouri, toutes choses distinctives de la prospérité dans l’esprit de ces gens.

MIRACLES

En ces temps, les Miengu participent manifestement à la fête. On voit de multiples bras sortis de l’eau, remuer autour de la barque au bord de laquelle montent le plongeur et trois autres initiés. Sur le sol de la plage, on peut encore apercevoir d’énormes quantités de poissons déposés par des mains invisibles. En un mot, on sent et perçoit la présence des Miengu, sans les voir. A cet instant merveilleux de l’immersion du vase sacré, on entend fuser de la foule grouillant sur la berge, une litanie fredonnée en sourdine par un groupe de chanteurs, rares initiés au langage des Miengu que seuls ils savent parler, que seuls ils entendent… Puis, cette ouverture se termine par un magnifique crescendo. Le retour du vase sur la terre ferme marque la fin des cérémonies de communion du peuple avec ses dieux tutélaires. Dès la fin de la phrase spirituelle des cérémonies, tous les assistants, les dignitaires du Ngondo en tête, entreprennent à pied le tour des principaux quartiers Duala de la ville. Ensuite commence, la grande fête populaire. Dans les plus petits recoins de la cité, hommes, femmes, enfants de tous âges, habillés en tenues traditionnelles, dansent, chantent, s’embrassent, boivent et mangent jusque dans les rues. Ce spectacle haut en couleurs, mérite d’être vu. Vers 11h, en présence des autorités administratives locales, le bureau du Ngondo offre vin d’honneur aux différentes personnalités de la ville, étrangères ou camerounaises non-Duala, représentant tous les secteurs d’activité en place. A cette occasion, son président prononce un important discours dans lequel il passe en revue l’historique du Ngondo, ses idéaux et ses objectifs essentiels, en insistant plus particulièrement sur la volonté de collaboration de ses membres avec les pouvoirs publics, par une communauté de pensée et d’action entre la puissance temporelle d’une part et les forces spirituelles et traditionnelles de l’Assemblée du peuple Douala d’autre part.

Source : Magazine Hommage à la République


Le Festival du Ngouon : Une tradition vieille de 600 ans

C’est un moment où le roi Bamoun fait corps avec son peuple, un moment où les distinctions et privilèges héréditaires de classes cessent d’exister. C’est également un moment où les populations Bamoun se rassemblent pour émettre leurs idées et pour faire valoir leurs griefs.

Le Nguon se célèbre depuis 1394 à l’initiative de Nshare Yen – fondateur de la dynastie. Dans le passé, il se tenait une fois par an, pendant la période des récoltes en fin juillet ou début août. Mais depuis l’accession au trône de sa majesté Ibrahim Mbombo Njoya en 1992, le Nguon est devenu une biennale dès 1993. Pendant trois jours, le peuple Bamoun célèbre sa culture et sa tradition, et durant les festivités, chaque journée est agrémentée par maintes activités captivantes : danses traditionnelles, cérémonies rituelles, soirées récréatives, la cuisine  qui donne l’occasion aux fins gourmets de déguster des plats succulents du Noun. Des musiciens traditionnels et des griots animent le palais du roi Bamoun pendant toute cette période. La célébration commence toujours un vendredi soir pour s’achever le dimanche matin qui suit.

PROLOGUE

Au début de la célébration, toutes les lumières intérieures et extérieures du palais du roi Bamoun sont éteintes. Dans l’obscurité totale, les possesseurs du Nguon – société secrète, font leur entrée dans la cour du palais en jouant aux tambours, une sensation mystique envahit l’espace. Les lumières ne sont allumées qu’après l’entrée du dernier possesseur du Nguon.

A minuit, le roi rend visite aux possesseurs du Nguon, les entretient sur les griefs du peuple Bamoun dont l’annonce publique sera faite le lendemain matin. Après le briefing, ils passent la nuit au palais en jouant à leurs instruments et dansant. Le matin, les possesseurs du Nguon commencent par faire le tour du palais. Ils visitent les résidences des reines, demandant l’aumône. Ensuite, ils se rendent ensuite a la cour principale du palais pour participer à la cérémonie rituelle du Sha’pam. Pendant le Sha’pam, les chefs du Nguon apportent chacun au roi un sac qui contient des mélanges d’écorces et autres qui ont des pouvoirs mystiques. A tour de rôle, le roi retire du sac de chaque chef ses mélanges, et les met dans son propre sac. Ceci pour l’aider à gouverner comme il se doit le royaume.

SORTIE DU ROI

Lorsque le Sha’pam est terminé, le roi sort du palais avec tous les insignes et attributs royaux. Il se rend à pied à la cour du Nja ou il est face au peuple. A ce moment précis, le roi et tous les habitants du royaume sont des citoyens avec des droits démocratiques égaux. C’est pour cette raison que le roi est debout et dépourvu de son trône. Alors, deux membres de la société secrète Mut-Ngu – porteurs des lances de la justice, couvert de la tête jusqu’aux chevilles avec un tissu léger, plantent leurs lances – Ku-mut-ngu, autour du roi, donnant symboliquement l’assurance que le roi sera jugé avec équité. Le peuple, qui a patiemment attendu depuis deux ans, égrène avec empressement ses griefs et formule toute critique qu’il juge nécessaire a l’encontre du roi, de son entourage et sur sa manière de gouverner le royaume. Le roi doit donner des réponses directes à leurs critiques et faire des promesses de solutions à leurs problèmes. C’est seulement lorsque le peuple aura manifesté sa satisfaction par rapport aux réponses du roi, que les possesseurs du Ngouon l’autorisent à se réinstaller sur le trône. Un mouton est sacrifié dans le but de rendre un fervent hommage aux ancêtres. Cet acte marque la fin des cérémonies rituelles de la journée. En début d’après-midi, le roi visite les stands d’exposition des artistes et artisans, des planteurs, des communautés bamouns de l’hexagone, et la soirée se poursuit par plusieurs activités festives.

LA FIN

Vers 4h du matin le dimanche, le tambour Nkindi long de 3,55m, haut de  1,17m et d’un diamètre de 1,3m, résonne pour annoncer au peuple Bamoun qu’il est temps de se rendre à la cour du Nja. Le peuple et l’armée royale revêtent immédiatement leurs tenues de guerre et se dirigent vers cette cour pour attendre le roi. Vers 5h du matin, le roi et son entourage se rendent à la cour du Nja pour retrouver les guerriers. Le roi et sa suite escortent les guerriers jusqu’aux limites de la ville de Foumban, envoyant ainsi symboliquement les guerriers au champ de bataille. Cette cérémonie dénommée Sho’melue, est exécutée en mémoire du grand guerrier Bamoun – le roi Mbuembue – 11ème roi de la dynastie Bamoun. Environ trois heures de temps après, le roi et son entourage et les guerriers retournent à la cour du Nja en exécutant des chants de victoire, avec en main des lances au bout desquelles sont enlacées des branches de la plante Nkunku – symbole de la paix dans la culture Bamoun. Cette plante enlacée sur le fer de lance, représente symboliquement les têtes des ennemis vaincus. Dans la cour du Nja, le roi et le reste de la population vivent une simulation des actes de victoire. Les guerriers exécutent la danse de victoire – le Ngu qui clôture les manifestations du Nguon.

Source : Magazine Hommage à la République


Le Festival Nyem Nyem

Le festival Nyem – Nyem est  une cérémonie qui est célébrée tous les 2 ans dans la région de l’Adamaoua au Cameroun.

Il a pour objectif de fêter la victoire du peuple Nyem-Nyem sur les Foulbés, puis les colonisateurs allemands à travers l’ascension du mont Djim. Pendant sept ans, ce peuple a été contraint de rester sur ce mont, une colline qui culmine à plus de 1600, voire 1700 m d’altitude.

C’est une occasion pour les Camerounais et les autres touristes étrangers de découvrir Galim-Tignere et son peuple guerrier, ses danses traditionnelles, ses sketches, sa fantasia et l’exposition d’objets d’art….

Durant cette période de retraite sur la montagne, le peuple Nyem-Nyem a enterré  dans la même fosse trois de ses lamibés. Il y a là aussi, le tribunal où étaient jugés les traîtres et les  captifs récalcitrants qui, lorsqu’ils étaient déclarés coupables étaient précipités du haut de ce mont.

C’est tout cela qui constitue l’essentiel du mont Djim et le sens du festival du peuple Nyem-Nyem, véritable trésor pour les touristes.

Source : cameroundiasporamedia.com


Le Festival Mayi

Cette fête traditionnelle des Batangas a lieu en mai (comme son nom, Mayi, l’indique) dans la ville de Kribi. Elle commémore leur retour d’exil forcé le 9 mai 1916, et leur arrivée dans la ville. Durant la Première Guerre mondiale, chassés par les Allemands jusqu’à la défaite de ces derniers, les Batangas avaient dû se réfugier au Sud-Ouest du pays, sur les flancs du Mont-Cameroun. Pour ne pas oublier ce moment douloureux de leur histoire, le Mayi a été institué dans les mœurs des populations.

Source : routard.com


Le Festival Manimben « le lion noir Banen »

Il a lieu tous les ans, plus précisément du 14 au 15 Aout à Ndikiniméki, dans le département du Mbam et Inoubou. Il est organisé par la communauté  Banen, à ne pas confondre avec celle du littoral. Il est célébré pour honorer la bravoure du redoutable chef Manimben Yi Tombi dit le lion noir Banen, qui s’est opposé farouchement aux troupes allemandes pendant les campagnes de colonisation. Pendant le festival, les prouesses de ce chef légendaire sont reprises sous forme de représentation théâtrale avec plusieurs autres activités ludiques.


Le Festival du Kanga : festival des peuples du Nyong-et-Mfoumou

Il est organisé tous les ans au mois de Novembre, dans le département du Nyong et Mfoumou, plus précisément dans la ville d’Akonolinga. Il est une vitrine qui permet aux ressortissants de cette localité, de promouvoir leur culture. Laquelle s’est même déjà fait un nom grâce au célèbre poisson dénommé «kanga» que l’on retrouve dans les eaux du Nyong, qui est un symbole fort dans les mœurs de ces populations.

 


Le Festival Nyang Nyang : La puissance des peuples Baleng et Bafoussam

Cette danse initiatique – tradition vieille de 800 ans, qui a lieu tous les deux ans et coïncide avec la période des récoltes. Elle est le symbole de richesses économiques.

Le Nyang-Nyang est le cri des corbeaux qui assistent en quelques sortes les femmes au champ pendant les récoltes. Cet évènement dure près de 4 mois pendant lesquels les jeunes sont initiés aux us et coutumes, aux valeurs morales tels que le respect, la probité et le courage, à certains rituels qui consistent à embaumer le corps de substances colorantes, de se masquer, d’utiliser le cache-sexe et de danser d’un bout à l’autre de la ville. L’initiation de ces jeunes, dont l’âge varie généralement entre sept et quinze ans, fait d’eux des guerriers de la communauté. Les activités du Festival biennal sont programmées suivant un calendrier spécial, avec des jours d’entrée – shienku, et de sortie – gossa touopsa’a, dans les sites du rituel. Se succèdent avant l’apothéose qui a toujours lieu un dimanche, carnaval, foire, animations culturelles, défilé de mode, marathon, soirée gastronomique, l’élection de Miss Nyang Nyang. La journée la plus chargée de symboles reste certainement le dernier jour avec la danse Koumdze ou Kabem exécutée surtout par les notabilités venues de tous les coins du village allant pieds nus pour rester en relation avec la terre nourricière. Ils portent chacun une peau de panthère et font plusieurs tours de la grande cour royale. Ces danses débutent  par l’arrivée en procession des reines. Sur la place des fêtes de la chefferie Bafoussam, la majorité des trésors culturels que compte la chefferie est exposée. Avant le Koumdze divers discours et le message des ancêtres précèdent le passage des Meku – les femmes qui ont eu des jumeaux ou jumelles, ainsi que le couronnement de Miss Nyang Nyang.

Source : Magazine Hommage à la République


Le Festival Abok I Ngoma : Le festival de danses et de percussions

Au commencement était l’Association Meka créée en 1999 avec pour objectifs de stimuler la création et la production de spectacles pour la promotion de la culture camerounaise et africaine, de promouvoir la réinsertion socio-économique des jeunes en rupture de scolarité et/ou en difficulté par les métiers des arts et du spectacle, et de produire des supports de promotion et de diffusion artistiques.

C’est en 2002 que cette Association créée le Festival de danses et de percussions Abok i Ngoma. Sa démarche artistique s’appuie sur la diffusion des spectacles de danse contemporaine, patrimoniale et urbaine, mais aussi des spectacles de percussions. En marge des spectacles se déroulent des ateliers et des masters classes. Entre deux éditions du festival se tiennent des formations en danse et en chorégraphies animées par des artistes du Cameroun et/ou d’ailleurs.

Source : Magazine Hommage à la République


Le Festival National des Arts et de la Culture (FENAC) 

Ce thème tendait à accélérer le passage d’une culture de loisir à une culture industrielle et entrepreneuriale, assurant l’indispensable transition vers l’économie de la création et du savoir.

Depuis Bafoussam en 2002, le Festival national des arts et de la culture a du plomb dans l’aile. Programmé respectivement en 2004 et en 2006, le Fenac n’a pu se tenir faute de moyens. Les années sont passées et c’est en 2006  qu’Ama Tutu Muna – la ministre actuelle des Arts et de la Culture organise la 7ème édition à Maroua. ll convient de savoir que le Fenac créé par décret présidentiel N° 91 /193 du 8 avril 1991, avait pour vocation de redynamiser le secteur culturel afin qu’il ne sombre pas dans la léthargie. Et avec le Fenac, le renouveau culturel prenait l’engagement de développer, promouvoir et diffuser la culture camerounaise pendant une période précise. Pour les éditions passées, le Festival national des arts et de la culture se déploie à travers le triangle national, avec l’ambition de hisser la culture camerounaise vers les sommets. Parce qu’il est aussi un moment de découverte, une ville est choisie afin de dévoiler ses potentialités touristiques. Par le passé, des monuments de la musique camerounaise y ont été associés : Manu Dibango, Yannick Noah, Jay Lou Ava, Greg Belobo, Coco Mbassi, Richard Bona, Vincent Nguini et bien d’autres. Au-delà des musiciens, ce sont des humoristes, percussionnistes et autres artistes qui, invités, profitent de cette vitrine pour vendre leurs talents.

Le Fenac se définissant surtout comme un cadre d’échanges et de réflexion entre experts et professionnels, il apporte d’utiles éclairages sur la création artistique et sur la culture, en vue de renforcer la qualité et la pertinence de l’offre artistique camerounaise.

Source : Magazine Hommage à la République


Fête des Mpoo à Edéa

Le festival Mpoo encore appelé la Fête Mpoo ou le Mpoo tout court est une fête coutumière et commémorative de l’exode et des retrouvailles des fils Mpoo, une communauté du Sud Cameroun se réclamant d’un ancêtre éponyme commun  dénommé   Nnanga Mbang Ngue Nnanga  alias Mpoo Mingenda Mi Li Bet. « L’eau de la chutte qui ne remonte pas à sa source ».


L’origine de cette fête remonte à environ 700 ans, quand   l’ancêtre Mbang Ngue Nnanga, père de Mpoo,  rassembla   tous ses descendants pour exécuter avec eux un rite traditionnel en leur recommandant de le perpétuer de génération en génération, jusqu’à la fin des temps. C’était au moment de quitter Ngog Lituba, la grotte sacrée située dans la savane  camerounaise où  ce patriarche habitait, qui avait servi de refuge à ces descendants des Sao venus d’Egypte et pourchassés par le farouche guerrier Mode Sop.
Cette célébration à l’échelle de la communauté,   de sa forme originelle, traditionnelle et surtout sacrée   a évolué au fil des ans pour devenir un véritable festival en tant que cadre d’échange de la diversité culturelle, de rencontre et de solidification des liens d’amitié entre les Mpoo et les communautés vivant dans leur terroir et particulièrement à Edéa, la métropole consensuelle des Mpoo.
Elle se déroule tous les ans en début de la saison sêche (miyè mi sep), autour de la date « sacrée » du 08 décembre de chaque année.
La fête Mpoo figure parmi les grands festivals du Cameroun à côté du Ngondo des Sawa du Littoral Camerounais auxquels certains Mpoo appartiennent aussi, le Ngouon des Bamouns dans l’Ouest Camerounais, et bien d’autres.
Elle commence à partir de la première semaine du mois de décembre (ou la dernière semaine du mois de novembre) de chaque année et connaît son apothéose le deuxième samedi et dimanche du mois. Au menu les conférences; expositions; danses traditionnelles; concerts de musique religieuse et profane; tournoi de football; cross-country; course de pirogues; foire commerciale, artistique et culturelle; retraite aux flambeaux; farandole activités rituelles dont le rite de primo-initiation de jeunes mâles Mpoo capables de discernement, en guise de perpétuation du rite originel.

Source : festivalmpoo.blogspot.com

 

Kebouh à Bangou : Festival des arts et de la culture Bangou

Il a lieu en avril-mai de chaque année. Le Kebouh qui signifie en langue Ngieup « la Danse de la banane » est exécuté par les femmes du village afin de rendre hommage à la banane qui leur a permis d’être dotées. La danse est exécutée en ayant un collier de bananes accroché autour du cou et un arc de cercle d’arachides autour de la tête. Au programme : visite des sites touristiques, danses patrimoniales, gastronomies traditionnelles entre autres

 

Festival Ngou Nguong à Baleng : La dernière édition s’est déroulé du 17 au 28 décembre 2010.

Il clôture une période d’épreuves qu’auront subis des jeunes Baleng âgés d’au moins 10 ans. D’après les gardiens de la tradition de ce village du département de la Mifi, sans être une obligation, cette étape est cependant fondamentale pour toute personne qui veut s’affirmer comme partie intégrante de cette communauté.

Le festival Mbog Liaa : un festival itinérant des peuples Bassa, Mpoo et Bati du Cameroun organisé par l’Association Mbog Liaa. Créé en 1999 à Pouma, c’est un événement culturel pluridisciplinaire.

 

Fête du Achum à Bafut : Tous les ans en décembre.

Elle est organisée afin de montrer les rites sacrés des membres des sociétés secrètes et de rendre hommage aux ancêtres guerriers.

 

Fête des Batangas à Kribi : Tous les ans le 09 mai.

 

Fêtes de Bandjoun

 

Festival Lemou à Bafou : Le Lemou est un festival culturel biennal. La prochaine manifestation aura lieu en décembre 2011.

 

Festival Gah’chou à Batchingou : Il a lieu tous les 2 ans, le dernier s’est déroulé en décembre 2010.

 

Festival Chepan à Bamendjou : Il a lieu tous les 2 ans et s’étale sur une semaine. La dernière édition s’est déroulée du 20 au 26 mars 2011.

 

Cérémonie du Kaing à Baham : Elle a lieu tous les 2 ans. La prochaine édition entre avril et juillet 2011.

 

Le Nékou à Bamendjind

Festival des arts Sao et Kotoko

Kodomna, festival culturel Moussey

Tokna Massana, festival des arts et de la culture Massa

Fiatrap, festival international des arts et traditions peuls

Festival culturel de la Lekié

Nekang Pe Mugoum

Msem Todjom, festival culturel du peuple Bandjoun

Keubouh Pouaniep, fête des arts et de la culture Bangou

Festi Metchou

Festival Niekeng / Chepang

Festival culturel Babadjou

Feo Kagué, Fête du Coq des Toupouri

Festival des cultures de l’Ouest de Bonabérie

Festival de Songbenguè

Hikoko-Fescuban, festival des arts et de la culture Banen

Rimac, rencontres internationales des masques et des marionnettes

Festival Essié, festival socio-culturel des peuples Ekang (Bulu, Beti, Fang)

Festival traditionnel Binam

Festival Mufturdé

Festival des arts et de la culture Kanuri

Journées culturelles du Mbam et Kim

Journées culturelles et de la solidarité Mvele

Festivayos

Festival Malabo à Mambinè

Bantou Feeling Festival

Festi Sahel, festival des arts et de la culture du Grand-Nord

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