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Frontières : le Cameroun, le Gabon et la Guinée Équatoriale mutualisent leurs forces

À l’occasion de la 12e Journée africaine des frontières, les trois pays de la sous-région Afrique Centrale ont exprimé leur désir d’aboutir à une meilleure coopération.

Du 22 au 24 juin 2022, la zone des trois frontières Cameroun-Gabon-Guinée Équatoriale vibre au rythme de la 12e Journée africaine des frontières. Sont mises à l’honneur, les villes frontalières d’Ambam, Bitam et Ebibeyin, respectivement réparties dans ces trois pays.

Le 23 juin 2022, l’esplanade du marché d’Abang Minko’o à Ambam, département de la Vallée du Ntem dans le Sud Cameroun, a accueilli une cérémonie officielle à l’occasion de cette journée spéciale. L’évènement était présidé  par Paul Atanga Nji, ministre camerounais de l’Administration territoriale accompagné de Michel Menga M’Essome, en charge de la Décentralisation, de la Cohésion et du Développement des territoires au Gabon.

Organisée en collaboration avec l’Union Africaine et la Communauté Economique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), cette célébration est un prétexte pour « des moments d’échanges intenses parce que les gens viennent exprimer des doléances », a déclaré Paul Atanga Nji. Le ministre en charge de l’Administration territoriale au Cameroun a précisé que ses  homologues et lui ont tenu à rassembler les populations à l’esplanade du marché d’Abang Minko’o, pour un objectif commun. « Vous avez suivi le représentant de la Guinée-Équatoriale et le représentant du Gabon exprimer des doléances qui sont presque les mêmes », a indiqué le MINAT, qui a tenu à rassurer les populations du fait que ses collègues et lui sont à l’écoute de leurs préoccupations. Celles-ci sont entre autres liées à l’insécurité et aux trafics illégaux.

C’est le 7 juin dernier que l’Union Africaine et la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale ont choisi la zone tri-frontalière, pour abriter les articulations de la 12e Journée africaine des frontières. Selon les responsables de ces institutions, il est primordial de soutenir par des actes concrets, la promotion de la paix et l’intégration régionale. Mais aussi, de porter haut le plaidoyer pour la ratification de la convention de Niamey sur la coopération transfrontalière.

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HAR

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